Faune

Les espèces sauvages du Haut-Arctique sont très vigoureuses et merveilleusement diversifiées, plusieurs espèces arrivant par saisons de migration, contrairement à d’autres endroits dans le Grand Nord. Plusieurs animaux vivent ici toute l’année, comme le phoque annelé, le phoque barbu, l’ours polaire, le bœuf musqué, le loup arctique, le lièvre arctique, le lemming, la belette, le béluga, le narval et le morse.

Nos espèces d’oiseaux aquatiques migratoires comprennent l’oie blanche, l’oie du Canada, la bernache cravant, le plongeon catmarin, l’eider commun, l’eider à tête grise et l’haréide kakawi. Parmi les autres oiseaux marins locaux, citons le goéland bourgmestre, le goéland, la mouette blanche, le labbe à longue queue, la mouette tridactyle, le fulmar, le guillemot de Brünnich, et le puffin.

Des milliers d’oiseaux nicheurs, dont le fulmar, le Kittiwake, le guillemot, le guillemot à pattes rouges et l’eider à tête grise migrent à Grise Fiord pour pondre des œufs chaque année. Certaines de ces espèces aviaires passent la saison d’hiver ici, comme le guillemot à pattes rouges et l’eider à tête grise. Le harfang des neiges passe l’hiver dans le Haut-Arctique, comme le font certains lagopèdes alpins. La plupart des lagopèdes alpins arrivent ici à la fin du mois de mars, en provenance des sommets montagneux. Chaque printemps, les sternes arctiques reviennent du Pôle Sud pour nicher dans les îles voisines.

Au début d’avril, les fulmars, oiseaux marins, entreprennent leur migration vers l’ouest, en survolant le détroit glacé de Jones, de l’île Coburg à Hell Gate, puis les eaux du large du détroit de Cardigan, près du coin occidental de l’île d’Ellesmere, au nord-ouest de l’île Devon. Vers la fin d’avril, les plectrophanes des neiges et les goélands bourgmestres arrivent. Il y a deux grandes falaises d’oiseaux où on peut observer les mouettes à queue noire à 8 kilomètres de Grise Fiord. Les oies blanches arrivent ici en mai, et les eiders entrent dans les fjords à la fin de juin pour pondre leurs œufs.

La chasse à l’ours polaire était traditionnellement pratiquée toute l’année, lorsqu’ils étaient accessibles. Depuis l’entrée en vigueur d’un système de quotas, les chasseurs inuits se limitent à chasser l’ours polaire en avril et en mai. Aujourd’hui, l’ours polaire est récolté uniquement au besoin au cours de la saison de la chasse sportive.

Le quota régissant la chasse au bœuf musqué est de 86 bêtes par année, mais à l’occasion de certaines saisons, il n’en est récolté que de cinq à dix. Le pelage du bœuf musqué, très prisé, appelé « kivioq » en langue inuktitute, est peigné, nettoyé, puis embobiné pour fournir une des meilleures laines connues dans le monde. Partout, et plus particulièrement dans le Haut-Arctique, le « kivioq » est considéré comme une des doublures les plus chaudes pour les mitaines! La viande de bœuf musqué est délicieuse lorsqu’elle est servie en ragoût. Les cornes sont très populaires auprès des fabricants de bijoux d’Iqaluit.

Lorsque les bancs de narvals entrent dans le détroit de Jones au printemps et en été, ils se nourrissent de morue polaire et de flétan près du bord de la banquise. Plus tard au cours de l’été, les narvals pénètrent plus en profondeur dans les fjords pour se nourrir davantage de morue polaire. La peau très nutritive de ce mammifère marin porte le nom de « muktuk » en langue inuktitute. Elle est très recherchée pour son goût savoureux et sa riche teneur en vitamine C. La viande de narval fraîche peut être préparée en délicieux steak, mais elle peut également être séchée en charki.

Deux groupes de bélugas visitent la région de Grise Fiord chaque année. Un groupe passe l’hiver au bord de la banquise et, en été, un autre groupe arrive de la région de la mine de cuivre de Kugluktuk du détroit de Béring.

Les morses migrent vers l’ouest par le détroit de Jones, en juillet, puis retournent vers l’est en octobre pour passer l’hiver près de la plus vaste polynie en Amérique du Nord, située entre l’île d’Ellesmere et le Groenland.

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